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(...) Je voudrais être un aigle et planer sur vos villes, loin des tumultes et de l'effervescence. Le silence du vent, seul, qui me porte sur ses ailes, la liberté d'aller de gauche à droite, de plonger, de tourner, dans un état d'apesanteur. Mais je ne suis qu'un ver rampant, pris dans l'exactitude de la complexité humaine. Je n'arrive pas à me débarrasser de cette peau qui me colle, de ces mots qui souffrent, de ces yeux qui pleurent (...) Poésie Lunaire - David Law.
David Law , architecte de mots, de sons et d’images sévit dans le milieu Underground depuis les années 90. Tour à tour clavier dans « Les Héroïcs » en 88, puis leader / chanteur guitariste de trois formations « Flyshoes » en 92, « Nuit Blanche » en 94 et « Sick Boys » en 95, il réalise près de 400 concerts à travers la France et délivre un Rock Pop déjanté.
Avec les « Flyshoes », ils élaborent une performance de Combat de Peinture en première partie de leurs concerts : Le BoXoft. Plus qu'un groupe (de frimeur), c'est un état d'esprit, un savoir vivre, un monde qu’ils créent. Peuplé de chaussures volantes et de peintures murales, de téléviseur destroy et d'effets spéciaux, chaque show méritait le détour.
En 96, un rien désabusé par la scène, il s’oriente vers l’auto production systématique de titres ou d’instrumentaux et réalise un Cd par an, jusqu’en 2003
( 8Cds auto produits à ce jour).
Il participe au son de nombreux courts métrages et commence une lente « pollution » par Internet, en diffusant méthodiquement des infos sur la toile.
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En 2003 « La Solitude du Cosmonaute » (Cd 13 titres) pose les jalons d’un univers poétique fort et les titres sont diffusés sur les radios Web. « Le voyageur »(Sans Ticket) devient la clé du personnage, ses questions dérangeantes illustrent le malaise de nos générations fuyantes, il défend l’Art indépendant et résiste à la médiocrité ambiante.
En parallèle de sa musique, David Law photographie mannequins en vitrine, elfes ou pin up qu’il traque depuis plusieurs années, dans lesquelles il épingle les failles de nos esprits torturés. L’étalage de ces copies de femmes parfaites propres à frustrer pour des millénaires des générations de filles tordues avides de crèmes amincissantes et de reflets permanents. « c’est d’ailleurs le cœur de la névrose, nous en sommes tous inconsciemment frustrés, autour du narcissisme s’est développé le business du paraître…la femme est le cœur du monde…l’enfant est sacrifié sur l’autel de la consommation…CONSOMMATEUR !… » Son idée: trouver un éditeur qui le sponsorise pour un tour des capitales du monde dans le but de réaliser un ouvrage sur chaque pays...et dans un premier temps l'aide à éditer le premier tome... Voici comment David Law décrit son travail :


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"J'ai trouvé ces femmes
Accessibles et secrètes,
Prisonnières de leur cage de verre,
Impassibles et soumises,
Parfaites, illuminées.
Je n'ai pu m'empêcher de les voir,
Omniprésentes et dominantes,
Vitrines de nos vies fuyantes,
Miroirs de nos villes,
Reflets de nos vies,
Et non pas ces supports de marques étiquetés,
Des pantins sans âme,
Qui l'eût cru ?
A l'abri du temps, de la vieillesse,
Elles sont choyées, changées,
Mises en lumière.
Elles sont les déesses de la consommation :
Elles procurent l'illusion que tout est parfait.
Et la nuit les rend plus belles encore.
Gardiennes épanouies de nos rues désertes,
Immortelles ennemies,
Elles ont le regard fixe qui jamais ne vacille.
Toujours fraîches et pimpantes,
Le sourire light et la dent Blanche,
Elles nous accueillent à la sortie du métro.
Dés lors nos matins blêmes, n'ont plus raison de l'être.
Tout est si léger, fluide et facile… "
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(depuis le 17/06/2004) |
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