MOHO
A première vue on a une formation plutôt traditionnelle avec un penchant évident pour le Rock et le Punk. Illys, au chant et à la basse, cite Mike Patton. Jean-Yves, à la guitare rythmique, c’est The Jon Spencer Blues Explosion et bien évidemment les Cramps, Boris le batteur est plutôt punk emo avec Moke Orange ou Second Right, quant à Nadir, s’il faut vraiment choisir, va pour le Rock 70’s, avec en tête Pink Floyd et Led Zepplin, mais aussi No Means No.
Le je-ne-sais-quoi d’indéfinissable de Moho, c’est le binôme Nadir-Illys à la base des compositions. Lorsque ces deux planètes là s’alignent un phénomène surprenant se produit dans notre constellation.
Nadir, grand disciple zen de l’instrument à six cordes, s’adonne ici à des expérimentations sur des gammes mineures, « des plans celtiques » explique-t-il, issues du blues, du rock, mais aussi de sonorités orientales et andalouses, pour nous dénicher des trucs qu’on ne trouve pas dans les manuels.
Et puis il y a Illys. De la voix, elle en a et de ce point de vue elle n’a rien à envier à Mike Patton. Mais ce qu’elle a surtout c’est un univers musical personnel bien affirmé. Même quand elle reprend un titre de Led Zep je peux vous dire que c’est pas du karaoké. Pour vous donner une petite idée, je dirais qu’elle a le mordant et la puissance d’une Nina Hagen alliés à l’imaginaire et l’inventivité d’une Bjork.
Non, je ne délire pas. Mais allez plutôt voir par vous-même. Nous ne manquerons pas de vous avertir de leur prochain concert.
----Stedrey---- |
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