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> Rétrospectives >

FESTIVAL ROCK EN SEINE
( Domaine de St Cloud 25 août et 26 août )

Après Massive attack et PJ Harvey en 2003, Sonic Youth et The White Stripes en 2004, Pixies, Franz Ferdinand, Foo Fighters ou encore Queens of the Stone age, en 2005, le jeune festival Rock en Seine a encore frappé cette année avec une programmation riche et une tête d’affiche de rêve : Radiohead.

Récit de notre week-end en Seine… 

 

Vendredi 25 août

15h00, aux environs du Pont de St Cloud des bancs de festivaliers arrivent de tous les côtés, envahissant les trottoirs et débordant sur la route, tous avancent d’un pas décidé dans la même direction pour aller s’agglutiner, leur billet si précieux à la main, aux portes du Parc de St Cloud. Après un peu d’attente au milieu d’une foule plutôt calme, pour entrer dans le parc, nous découvrons le festival…

Rock en Seine prend ses quartiers dans une petite -mais déjà immense- partie des 400 hectares du magnifique Domaine National de St Cloud : cadre idyllique juste aux portes de Paris. Pour ajouter au charme du lieu, le site est envahi par un nombre hallucinant de stands proposant des mets raffinés et exotiques allant du hot-dog au churros en passant par la tartiflette, le couscous, la barbe à papa ou encore le sandwich oignons-saucisse ; festival bien entendu sponsorisé par Coca-cola et Heineken pour faire passer le tout ! (Bon, on fera semblant de ne pas voir que le festival ressemble légèrement à une grosse expo marketing et que les kebabs et autres friandises sont un peu chers).

Une fois une première pinte bue pour fêter notre arrivée, nous allons à la découverte des trois scènes : la plus petite, la Scène de l’Industrie est pour l’instant vide, tout comme la Grande Scène.

Ce sont les trois australiens de Wolfmother qui ouvrent le bal sur la Scène de la Cascade avec leur rétro/hard rock très influencé par Led Zeppelin ou Black Sabbath devant un public pas encore très présent.

Nous migrons vers la Grande Scène devant laquelle un bon groupe de fans commence à se former, attendant l’arrivée de Nada Surf transformant l’attente en séance de bronzage sous un surprenant soleil parisien en écoutant le sympathique set mexico-californien des rockeurs-mariachis de Calexico.

17h00, le trio Nada Surf entre en scène et nous réveille avec ses mélodies pop et son énergie rock. Jouant peu de titres de leur premier album (« High/Low »), Matthew Caws, Daniel Lorca et Ira Eliott offrent un set plein de pêche et de présence mais n’oublient bien sûr pas de jouer leur si populaire « Popular », histoire d’électriser un peu la foule.

Après avoir entendu un petit morceau de l’indie pop de Clap your hands say yeah, original, mais un chouia décevant, pas vraiment de quoi taper des mains et crier yeah, nous découvrons Dirty pretty things, groupe britannique formé en 2005, autour de Carl Barat (ancien co-leader de The Libertines), dont le premier album « Waterloo to anywhere » est sorti au mois de mai dernier: bon rock très teinté punk à la sauce british, intéressant, manquant peut être de mélodies vraiment accrocheuses mais plein d’énergie.

Vers 20h30 nous nous dirigeons vers la Scène de l’Industrie bien décidés à ne pas louper les talentueux New-Yorkais de Tv on the Radio (voir rétrospective Pantiero) Il faut croire que les organisateurs n’avaient pas prévu la vague de succès qu’ont rencontrée ces derniers mois David Sitek, Tunde Adebimpe et Kyp Malone pour les faire jouer sur la plus petite scène du festival, très rapidement submergée par un public envoûté. Un peu frustrés on essaie de s’approcher, mais on finira par écouter de loin les petits chefs d’œuvre d’inventivité que sont les morceaux de Tv on the Radio : au croisement de nombreux genres, ces extra-terrestres réinventent le rock, en nous emportant loin des sentiers battus dans un rock-soul-pop-électro indéfinissable et surtout bien à eux.

Puis, profitant de l’inconvénient de n’avoir pas pu être devant pour Tv on the Radio, nous devançons un peu la foule et nous retrouvons bien placés pour pouvoir savourer le dessert de cette soirée : The Raconteurs. Supergroupe composé de supermusiciens (Jack White que l’on ne présente plus, Jack Lawrence et Patrick Keeler des Greenhornes et le talentueutissimesque (?) Brendan Benson) la nouvelle formation de la moitié masculine des White Stripes ne déçoit pas ! Les chansons sont de vraies perles rock, emmenées par les magnifiques voix de Benson et White, l’énergie et le sourire sont là ; bref on se retrouve vite chahuté au milieu d’un public survolté lorsque résonne le fameux refrain du single « Steady as she goes », puis tout émotionné par une reprise bien puissante de « Bang bang » de Nancy Sinatra : sans aucun doute, les conteurs ont été la tête d’affiche de ce premier jour.

Finissons ensuite par un digestif servi par Dj Shadow (voir rétrospective Pantiero) qui nous mixe un bon set fidèle a lui-même, sans trop de surprises, et sans trop de son (lui aussi n’ayant eu droit qu’à la petite Scène de l’Industrie, d’où manque de watts si on est un peu loin) mais qui suffit largement à nous ravir en cette fin de soirée.

Samedi 26 Août

Il est 14h30 lorsque nous arrivons sur le site pour ce deuxième jour de Rock en Seine, et une invitée de choix dont on se serait bien passé arrive : la pluie! Voici donc le parc transformé en village de schtroumpfs roses (merci à la Région Ile de France qui nous offre…euh pardon nous vend -2euros- de jolis sacs poubelles roses troués baptisés « ponchos » pour l’occasion…).

Heureusement le beau temps revient vite et les concerts commencent avec Taking Back Sunday sur la Grande Scène. Les New-yorkais mettent en valeur leur puissance et l’efficacité de leurs riffs avec un set plein d’énergie qui fait oublier le côté un peu trop emo-punk de leurs enregistrements studios, on passe un bon moment malgré l’ego -apparemment surdimensionné- et la sauvage démonstration de lasso au micro du chanteur Adam Lazzara !

Enchaînons avec Phoenix : quatuor versaillais dont on ne connaît souvent que le single « If I ever feel better », Phoenix surprend au début du set par des morceaux assez indés et intéressants, entre pop californienne légère, rock et électro puis déçoit un peu à partir du moment où il nous joue ce fameux titre, bien comme il faut, comme à la radio et enchaîne par quelques chansons sympas mais sans grande originalité. Nous écourtons donc pour nous diriger vers la Scène de l’Industrie où se produit Daddy Longlegs. Malheureusement, nous arrivons un peu tard et nous n’aurons droit qu’à une seule chanson qui nous laisse un peu sur notre fin : dommage ça avait l’air vraiment bien…à suivre.

Une crêpe Nutella et quelques churros plus tard, nous voici face à Skin, plus connue en tant qu’ex-chanteuse de Skunk Anansie. On reste sans voix devant cette bête de scène et sa voix justement… et un joli « Just because you feel good » ç’est du passé pour Skin mais ça fait plaisir à entendre quand même !

Un peu de sang français à présent, voici venir Rhesus. : le trio grenoblois qui monte qui monte… Vainqueurs du concours « Ceux qu’il faut découvrir » des Inrocks en 2004, Aurélien, Laura et Simon ont seulement sorti leur premier album « Sad Disco » en 2005 : album confirmation du potentiel annoncé par leurs maxis sortis en 2002 et 2004. Le trio est sympathique et souriant, il parle avec le public et démontre sans prétention que son succès n’est pas injustifié : passant de morceaux très pop à d’autres plus rock voir parfois teinté de punk, Rhesus mêle émotion et énergie sans jamais négliger les mélodies, et ça le fait…

Puis nous regagnons la Grande Scène, où la foule se fait de plus en plus dense -J-2 heures avant l’arrivée de Thom et ses amis oblige- et impatiente, car voici venir une pointure : j’ai nommé Beck. Direct l’énorme « Loser » résonne à St Cloud, personne sur scène, sur les écrans on voit une marionnette à l’effigie de Beck qui nous fait un playback parfait. Au fond de la scène sur une mini-scène, des marionnettes de tous les musiciens entament le set, avant que leurs modèles ne déboulent, répliques exactes de leurs répliques (vous avez compris vous ?) Là, ces messieurs enchaînent titres toujours plus surprenants, imités tout on long du concert par leurs marionnettes. Voici même arriver une poupée caméraman qui se balade sur scène et filme les musiciens en pleine action alors que les images s’affichent en temps réel sur les écrans. Le show est parfaitement réglé mais ça ne se voit pas, ça a l’air totalement naturel de folie : Monsieur Hansen est parfait, discret et impassible caché derrière ses lunettes noires alors que ses musiciens et son incroyable « danseur » se déchaînent autour de lui. Après quelques titres bien rock ‘n roll, Beck se retrouve seul avec sa guitare et son harmonica pour des morceaux plus folk pendant lesquels les musiciens boivent un coup assis à une table avant d’accompagner Hansen en transformant assiettes, couverts, verres et plats en percussions ! Alors qu’on croit le set terminé, les écrans se rallument pour nous montrer un court-métrage présentant le séjour à Paris de Puppet Beck et ses acolytes puppets qui, en panne de bière, finissent par saccager la loge de Radiohead ! Alors toute l’équipe dont certains sont déguisés en ours revient achever ce concert génial par une touche plus hip-hop. Monsieur Beck n’a donc point déçu ses convives en cette belle soirée, mais peu de temps pour apprécier et tenter d’en discuter, car voici le moins 45minutes avant Radiohead qui se fait sentir. La quantité de personnes au mètre carré commence à dépasser les 10 et ce ne sont plus nos pieds qui nous tiennent debout mais les gens autour….

Mais plus rien ne peut gêner lorsque les lumières s’éteignent et que des sons radioheadesques retentissent au milieu des cris et des battements de coeur des 30 000 personnes (ou peut-être seulement les miens !!)… Unique date française du groupe, on avait très peur d’être déçus ou frustrés et on avait bien tort… Démarrant leur set avec un fracassant « Airbag », Thom Yorke et ses amis sont immédiatement présents et nous emportent dans la galaxie Radiohead .Voyageant essentiellement entres les albums « Kid A » et « Ok computer », les cinq magiciens n’en n’oublient pas pour autant les mélodies trippantes d’ « Amnesiac » et les riffs entêtants de « Hail to the Thief » tels que « 2+2=5 » (qui fait littéralement exploser la foule !). Ces messieurs nous offrent même quelques titres inédits notamment le magnifique « Videotape », par contre aucun extrait de « The Eraser » (le tout récent –et génial- album de Mr Yorke) ne sera joué. Après 17 morceaux, les applaudissements et les cris réveillent sans doute tout Paris, en tous cas ils font revenir Ed, Phil,Colin, Jonny et un Thom en transe qui nous offrent 3 autres titres puis finissent en apothéose par un attendu « Karma police » chanté a 30 000 voix ( …parfois très très fausses, merci au jeune homme derrière moi !)

Après les vilaines rumeurs sur la période de panne créative et les risques de séparation du groupe, et on a en fait droit à un groupe uni, en pleine forme, qui ne se contente pas d’un set commercial de festival mais nous transporte d’émotions en émotions, de moments d’intense euphorie, en moments calmes (prix du jury pour « Lucky » qui aura fait couler quelques larmes !) Mention spéciale également pour les lumières, sublimes qui ont rajouté à la magie du moment.

Il ne faudrait pas en dire trop…en tous cas il faudrait leur dire MERCI et surtout à bientôt…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Wolfmother Rock en Seine 2006

Calexico Rock en Seine 2006

Calexico Rock en Seine 2006

Nada Surf Rock en Seine 2006

Nada Surf Rock en Seine 2006

Dirty Pretty Things Rock en Seine 2006

TV on The Radio Rock en Seine 2006

TV on The Radio Rock en Seine 2006

 

 

The Raconters Rock en Seine 2006

The Raconters Rock en Seine 2006

 

DJ Shadow Rock en Seine 2006

DJ Shadow Rock en Seine 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

Taking Back Sunday Rock en Seine 2006

 

Phoenix Rock en Seine 2006

Phoenix Rock en Seine 2006

Phoenix Rock en Seine 2006

 

Skin Rock en Seine 2006

 

Rhesus Rock en Seine 2006

 

Beck Rock en Seine 2006

 

Beck Rock en Seine 2006

 

Beck Rock en Seine 2006

 

Beck Rock en Seine 2006

 

Beck Rock en Seine 2006

 

Beck Rock en Seine 2006

 

Radiohead Rock en Seine 2006

 

Radiohead Rock en Seine 2006

 

Radiohead Rock en Seine 2006

 

Radiohead Rock en Seine 2006

 

Radiohead Rock en Seine 2006

QUELQUES ASTUCES POUR FUTURS FESTIVALIERS
Le lieu  :

Le domaine de St Cloud est juste aux portes de Paris.
Métro 9 et 10, station Boulogne- Pont de St Cloud Egalement accessible en train, bus et tramway.
 
Le budget:
Selon votre chance et votre débrouillardise, vous pouvez vous en tirer pour pas très cher, voici un exemple
de budget approximation pour 2 jours:
· Pass festival 2 jours : 70 €
Logement (2 nuits à l’hôtel Première Classe): 30€
Avion Nice-Paris aller retour (lastminute.com): 130€
Total : 230 €
 
Le logement :

Le « Rockamping » :
Camping du festival, sur place, réservé aux détenteurs d’un pass 2 jours, bon plan, animations, pas cher (20 euros l'emplacement de 2 personnes pour 2 nuits avec petits-déjeuners)

>>>>Attention ! Guetter l’ouverture des réservations d’emplacement sur le site web du festival le camping

      Trucs, astuces et
infos en tous genres:
  - Prévoyez un Kway et des chaussures de rechange dans votre valise.
- Pas de distributeurs d’argent sur le festival, et bien sûr aucun paiement par carte bleue, prévoir du liquide sur soi.
- Il y a un Mac Do, Un Leader Price et Un Géant à Suresnes
- Sur le site la bière est à 3 € le demi, 5 € la pinte
- Une part de tartiflette : 6 €
est très vite complet et aucune place n’est vendue sur place.<<<

Les auberges de jeunesse dans Paris (www.fuaj.com)
Les hôtels à Suresnes: petite commune toute proche du festival (à 10 minutes en tramway, ligne 2, arrêts Suresnes- Parc de St Cloud).
Hôtel Campanile
: de 65 € à 89€ la chambre double
Restaurant avec buffets, buffet petit-déjeuner à 8€.
Hôtel Première Classe
: 46€ la chambre pour 1,2 ou 3 personnes.
 

- Si vous comptez revenir avec un souvenir, prévoyez entre 5 et 10 € pour mugs, badges ou encore posters, 20 € pour un T-shirt Rock-en-Seine et entre 20 et 30 € pour un T-Shirt de votre artiste préféré.

 

Rétrospective réalisée par :
Cécilia > Journaliste
Jay > Mise en page

Crédits Photos
Wolfmother, Tv on The Radio, The Raconteurs, Dj Shadow, Taking back Sunday, Phoenix, Skin, Beck, Radiohead © Nicolas Joubard // Calexico, Nada Surf, Dirty Pretty Things, Rhesus © A. Miller T
Merci aux internautes qui nous ont envoyés leurs photos.

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